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Balades de l’association, planning et témoignages

Régulièrement, en plus de nos activités d’accompagnement, nous organisons des sorties en groupe. Découvrir un chateau et son histoire, battre la campagne avant les moissons, explorer les ravines de nos forêts, de nos combes, c’est ici.

Découvrez ci-dessous le planning pour les prochaines semaines. Plus bas dans cette page, quelques témoignages pour séduire les plus hésitants.

PROJETS 2010

Idées avancées

- Galette des rois
- Après-midi avec l’association "Les chiffres et les lettres", date à définir.
- Voyage à Paris, au musée Rodin et au musée Zadkine.
- Week-end "raquettes" dans le Jura.
- Visite "Les yeux fermés" au musée des Beaux Arts de Dijon, une fois par trimestre.
- Découverte de la brasserie à Fenay.
- Visite d’une fromagerie à Parcey, près de Dôle.
- Restaurants à thèmes
- Voyage en Suisse, avec visite du musée olympique à Lausanne pour 10 personnes maximum.

Autres suggestions à mettre au point

- Exposition tactile à la Villette "Matières premières pour construire demain" avec des ateliers d’animation. Projet élaboré par Marlène pour le 27 février 2010.
- Une sortie "froid", avec promenade en traîneau tiré par des rennes ou des chiens, peut-être à Prémanon ou à la Chapelle des Bois. Idée de Jacqueline.
- Visite d’une station de radio locale. Souhait d’Haddou.
- Restaurant à Villard sur la place de l’église, près de Tournus avec visite de la région. Proposition de Jacqueline.
- Découverte du musée de Châtillon sur Seine avec le célèbre vase de VIX.
- Fête du Haut-Jura le 1er week-end de septembre.
- Les cours de cuisine : peut-on les poursuivre ?
- la piscine 1 fois par mois ? jusqu’en juin pour se faire une opinion.

Et bien sûr d’autres projets qui pourraient se présenter.

Témoignages

Bourgogne ou Amérique du Sud ?

samedi 10 octobre 2009

17 membres de notre association se sont rendus à Chambeire, 25 Km de Dijon, le 10 octobre pour découvrir une ferme originale. Sylvie nous reçoit chaleureusement et nous offre un café. L’exploitation comporte plusieurs parties, les cabanes des étalons ou des femelles, le pigeonnier, le rucher, le verger et le magasin de laine. « Vous êtes à la ferme de la Tille. Sur 18 hectares j’élève des moutons Ouessant, des alpagas et des lamas. Cousins du chameau, ils ont deux doigts munis de coussinets par pattes. Très utiles comme débroussailleuses, les lamas et alpagas entretiennent un terrain forestier, limitant les risques d’incendie. Dans leur pays d’origine ces animaux peuvent être des porteurs de bât, un alpaga porte dix kilos et un lama jusqu’à trente kilos. Les lamas sont plus grands que les alpagas et pèsent une centaine de kilos. Les oreilles sont grandes et en forme de banane. Plusieurs parcs existent afin de séparer les mâles, étalons, et les femelles. Ces dernières portent un petit entre dix mois pour les alpagas et onze mois et demi pour les lamas. Un mâle sera vendu trois fois moins cher qu’une femelle, sauf s’il est très représentatif de sa race et appelé à être un étalon. Chaque bête est tondue en avril ou mai, les lamas produisant deux kilos de laine d’une qualité moindre aux alpagas, qui eux, fournissent quatre kilos de laine. Celle-ci est triée par bain de couleur et qualité de fibres dans le but d’être transformée en gants, châles, écharpes ou chaussettes et vendus directement à la ferme. Nous allons passer dans la cabane où vous pourrez toucher les animaux. Ils sont nourris de foin et d’un mélange de grains écrasés mélangés avec du déshydraté de trèfle et de luzerne. Une particularité de ces bêtes, elles font, toutes, leurs besoins au centre des cabanes ou des enclos laissant le reste de la superficie propre. Il n’y a qu’une petite surface souillée. » Pauline et Emilie, les deux enfants du groupe, ont été ravies de caresser ces grosses peluches vivantes. « Oh ! Que c’est doux. « Les animaux tenus en longe avec un licol ne semblent pas effarouchés. Bientôt 16 heures, Sylvie nous invite au goûter. Sur du pain fait maison de la confiture est tartinée, l’une est jaune, la seconde est rouge et la troisième est violette noire. Le jeu est de deviner le fruit qui compose chaque confiture maison. Non, je ne dévoilerai pas ici le secret de Sylvie. Si l’expérience vous tente, pour cinq Euros, il faut vous rendre à la ferme de Tille. Et bien peu trouveront seuls les fruits originaux récoltés au verger de cette passionnée, charmante à souhait. Quel bel après-midi passé dans un cadre idyllique.

Denis

Marche avec le club alpin

Samedi 24 avril 2009

Nous avons rendez-vous avec le CAF, (Club Alpin Français) pour effectuer une marche. Nous nous présentons et formons les binômes. Le temps est ensoleillé. Les conversations vont bon train quand un guide lance : "Regardez ! Qu’est-ce que c’est ?". Chacun s’immobilise et écoute : un animal qui ne nous montre que son arrière-train blanc. Immobile à une quarantaine de pas. C’est une biche qui lentement se tourne et nous observe à son tour. Elle ne semble pas effarouchée de notre présence. Peut-être a-t-elle un faon qui la retient de prendre la fuite. Près de vingt minutes se sont écoulées quand nous reprenons notre marche d’un coeur plus léger et presque rassurés. Notre bonheur c’est, aujourd’hui, avoir un guide et la chance de rencontrer un animal peu farouche. Denis M.

Marlène et "le gardeur de silence"

19 février 2009

"Le gardeur de silence" est une pièce qui nous a plongés au creux des souvenirs qu’un grand-père raconte à sa petite-fille aveugle, et ce, à travers les bruits qu’il a gardés précieusement enregistrés, puisque son métier était bruiteur, il enregistrait tous les moments forts de sa vie. Grâce à l’échange particulièrement réussi entre les 2 acteurs, accompagné d’une excellente audiodescription ne nous faisant rater aucun détail, l’écoute de ces bruits retraçant la vie du grand-père, et provoquant à chaque fois tant de joie et d’enthousiasme chez sa petite-fille à travers ce qu’elle voyait dans sa tête, a, chez nous, réveillé beaucoup d’émotion. En effet, que l’on soit aveugle de naissance ou non, ou bien qu’on ne soit pas aveugle du tout d’ailleurs, l’écoute d’un bruit évoque forcément quelque chose, si ce n’est une image claire, c’est forcément un autre bruit, un sentiment, une sensation, un souvenir. Cette pièce nous a semblé si proche de la réalité et nous a rappelés tant de belles choses... Je ne crois pas exagérer en disant que nous avons été transportés dans un autre monde pendant quelque temps, celui de notre imaginaire. Le titre est également parfaitement choisi. Si, en effet, le grand-père est le gardeur de tous les bruits qu’il a si amoureusement enregistrés tout au long de sa vie, il est également le gardeur du silence qui accompagne chaque son. La pièce souligne avec une grande justesse deux silences qui accompagnent tout bruit que l’on se prépare à entendre : Le silence qui précède le bruit, au cours duquel on se demande bien ce qui va suivre et ce que ce bruit nous évoquera, puis le silence qui vient immédiatement après le bruit en question, pendant lequel on se replonge dans ce qu’on vient d’entendre, on s’en imprègne et on savoure intensément tout souvenir, toute sensation ou émotion que ce bruit a éveillé en nous. Pour ma part, cette pièce a évoqué en moi bien davantage que de simples souvenirs au fil des bruits. Elle a retracé mon histoire, mais à l’envers. En effet, petite fille, c’est moi qui traînais mon magnétophone partout, et qui enregistrais tout ce que je pouvais... Tout comme le grand-père de la pièce, j’ai gardé bien précieusement ces enregistrements, et je ne saurais décrire le bonheur que je ressens lorsque je tombe par hasard sur l’un d’entre eux des années plus tard. C’est avec beaucoup d’émotion que j’en parle aujourd’hui, mais cette pièce ne pouvait tout de même pas me laisser indifférente, tant elle regorge de similitudes avec moi... Outre me rappeler mon passe-temps favori de petite fille, cette pièce m’a également remémoré les merveilleux moments que j’ai passés avec mon grand-père étant petite, tout comme le grand-père de la pièce, le mien me racontait sa vie... Je buvais ses paroles, et même si elles n’évoquaient aucune image pour moi, non-voyante de naissance, elles éveillaient forcément des souvenirs ou sensations oh combien plus intenses que des images, et croyez-moi si vous voulez, mais dans ces moments-là, je vous assure que les yeux ne servent à rien...

En conclusion, je dirais que cette pièce a été une totale réussite, puisque la magie de ce que peut évoquer un son chez chacune et chacun d’entre nous nous a été magnifiquement transmise et a été ressentie par tout le monde sans exception, y compris les enfants présents, à mon avis.

Je souhaite une très longue vie à la pièce, et j’adresse mes plus sincères félicitations aux acteurs pour leur performance, ainsi que tous mes encouragements à poursuivre sur un chemin qu’ils ont si bien su emprunter jusqu’à présent.

Marlène Poirier

Les cosmétiques en Bourgogne

20 février 2009

Un double bravo à Louis qui a fait découvrir à la gent’féminine de l’Association, une très intéressante gamme de cosmétiques fabriqués par le labo Serayet-Wyld à Remilly-sur-Tille. Un accueil d’une grande courtoisie a ajouté du plaisir à ce moment agréable et donc très apprécié. Un coup de chapeau particulier aux messieurs présents, car ce n’était peut-être pas leur tasse de thé... mais ils ont gardé leur bonne humeur habituelle. C’était une très belle idée ! Merci. Nicole L.

Bruxelles

20-21 septembre 2008

C’est après avoir lu un article disant que les Musées Royaux de Bruxelles proposaient des visites guidées adaptées aux déficients visuels, que l’idée m’est venue. Dominique (la Présidente) à qui je l’ai soumise fut enthousiaste : ce sera une première pour l’ association de sortir de l’hexagone ! Le projet fut lancé pour les 20 et 21 septembre 2008 : dix personnes furent intéressées, dont 5 déficients visuels. Un week-end enrichissant à bien des égards. Partis le samedi matin vers 8 h, arrivés à Bruxelles vers 11 h 45, après un changement à Lille, facilité par les services d’Access Plus, le trajet se fit très facilement. Après avoir résolu le problème des cartes de transport dès l’arrivée à Bruxelles Midi, avec l’aide de Louis, nous fûmes tranquilles pour circuler pendant tout le week-end. Alors, en route ! Nous découvrîmes l’hôtel de Fierland où nous fûmes accueillis par Jeff, très prévenant, très à l’écoute. Satisfaction générale quant à l’hébergement... Mais l’heure tournait ... le temps de prendre quelques sandwiches excellents, d’apprécier l’amabilité des serveurs, et de nous rapprocher du tram pour notre rendez-vous suivant. Au Musée Constantin Meunier. (Dominique avait choisi de toucher les sculptures), nous fûmes accueillis par Murielle ALPEN, et nous restames là plus de 3 h sans nous en apercevoir...Que d’émotions sur les visages des personnes qui touchèrent à mains nues. Belle récompense pour les accompagnateurs !

Grâce à notre guide, nous pûmes découvrir l’épicier chocolatier Zaabär, dénicher un restaurant typiquement belge où là encore l’accueil fût extrêmement chaleureux. Découverte des chocolats GALLER grâce à des amis de Dominique et là encore le commerçant fût particulièrement aimable, nous indiquant bien les bus etc... nous poursuivant même dans la rue pour nous indiquer un itinéraire plus court ! Une bonne nuit suivie d’un excellent petit déjeûner, et nous voilà prêts pour le rendez-vous suivant sur la Grand’Place avec Raymond, guide de l’office du tourisme. Une visite très vivante, beaucoup d’anecdotes, des découvertes tactiles, et puis le Manneken-Pis bien sûr, la Galerie du Roi, la Galerie de la Reine, la cathédrale Ste Gudule, la matinée passa très agréablement et très vite. Une petite faim fut comblée avec des plats typiquement belges encore, et devant un feu de cheminée qui fut le bienvenu. Quelques instants pour quelques achats gourmands encore...et un peu à regret il fallut songer à nous rapprocher du train : nous repartîmes en Eurostar, ce qui supposa de nombreux contrôles. Au retour, il y eut un sentiment de week-end réussi. L’extrême amabilité des belges contribua au succès de ce trop court séjour, et la solidarité dans le groupe fit le reste ; l’enthousiasme, la confiance et la bonne humeur étant indispensables, cela va de soi. Nicole, bénévole ravie d’avoir tenté l’expérience

Pique-nique à Ahuy

19 Juillet 2008

Dominique : « Des "miros" d’un côté de la table, des voyants de l’autre. Le pique nique commence par les bons souvenirs, puis continuent par les bonnes histoires avant d’entamer une bonne partie de pétanque. Voyants et non-voyants se mélangent pour s’affronter et gagner le point qui donnera la victoire. Mais qu’importe le score, tous ont ri, mangé, partagé et dégusté l’apéritif et le rosé. Seule la pluie nous a délogé, mais avec le soleil et le vent que de chaleur entre nous. A renouveler sans modération. »

Michelle et Jacky : « Le plaisir de partager dans son sens le plus large :partage de recettes , de jeux et d’ idées :pour nous une "découverte" et que du bonheur ! »

Gérard : « Ce samedi, le vent était venu nous accompagner. il essayait de nous souffler le soleil. mais la quinzaine de personnes que nous étions, n’allait pas se laisser décourager, et chacun a sorti ses victuailles. une bonne collation avec moult échanges, autant de nourriture, que de mots sympathiques. quelques bonnes blagues, une partie de pétanque pour certains, mais une jeune femme non-voyante, deux dames, voyantes, elles, et moi-même, non-voyant, qui préférâmes rester à l’ombre des arbres. Discussions sur tout et rien, et un centre d’intérêt commun : le petit Alexandre, qui s’amusa à me chiper mon portable, d’où sortaient diverses musiques, puis qui battit des gambettes sous mes chatouilles, et qui finit par atterrir sur une couverture dépliée sur l’herbe, pour s’amuser avec quelques jouets. mais la pluie nous prévint qu’il était temps de plier bagages, juste à la fin de la partie de boules. bises, au revoir, et à peine le temps de monter en voiture, que le ciel se chargeait de faire le ménage, et il le fit sans avoir besoin de balai, ni serpillère. mais soirée pluvieuse, soirée heureuse. un après-midi à renouveler. »

Marlène : « Comme d’habitude, j’ai été ravie de pouvoir passer un moment plus que convivial et chaleureux en la compagnie de gens toujours aussi gais, joyeux et enjoués. Le repas s’est passé tranquillement et a été parsemé de bon nombre d’échanges, pas seulement alimentaires, loin de là. Ensuite, une partie de pétanque a été proposée. Je me suis sincèrement demandée si je devais jouer ou non. Non pas que je n’aime pas la pétanque, mais je craignais sérieusement de faire perdre mon équipe depuis le temps que je n’avais pas tenu 2 boules en main et j’ai eu le malheur de me souvenir du fiasco qu’avait été ma dernière partie il y a plus de 12 ans. Mais je n’étais encore qu’une enfant... Et puis après tout, y a que les imbéciles qui changent pas !!! Advienne que pourra alors... La partie a donc commencé et j’ai été agréablement surprise de m’apercevoir que je plaçais plutôt bien mes boules... Tout se déroule dans l’ambiance la plus joviale et la plus bon-enfant du monde, personne ne juge le jeu de personne, et si vous saviez comme c’est appréciable... Score final, 13-11 pour l’équipe adverse, mais c’est pas si mal ! Une seconde partie s’enchaîne avec l’équipe perdante de l’autre jeu. Et... Malheur ! La pluie nous rattrape... On stoppe tout alors... Dommage... L’ambiance était tellement détendue. Ah sauf que là d’un coup, elle n’est plus détendue du tout ! L’averse devient quelque peu soutenue, on plie les gaules en quatrième vitesse et hop, direction les voitures au plus vite ! Je dois avouer qu’un petit sentiment d’impuissance m’a rattrapée. J’aurais bien aimé pouvoir aider les bénévoles à ranger, enfin, me rendre utile quoi ! Mais bon, manquerait plus que ça que je me plaigne d’avoir été conduite en lieu sûr très rapidement ! Conclusion de cette journée : parfaite pour remonter le moral à qui le perd (rassurez-vous je ne parle pas pour moi), de la joie de vivre et d’être heureux, y en a plein par ici ! Venez vous servir, c’est gratuit ! A consommer sans modération ! Donc... Journée à refaire dès que possible ! »

Micheline : « Ceux qui se sont retrouvés au pique-nique organisé par Dominique le samedi 19 juillet, ont été ravis : soleil, ambiance chaleureuse, plus la présence du" petit bonhomme Alexandre" qui est adorable - Stéphanie et Frédéric ont eu la gentillesse de se joindre à nous, nous étions ravis - Que dire des parties de boules qui enthousiasme toujours les équipes ? il a bien fallu quelques gouttes de pluie pour stopper net ces moments si sympathiques - Bravo Domi, tu as bien fait de nous réunir, à bientôt »

Partage et convivialité

Ce samedi, le vent était venu nous accompagner. il essayait de nous souffler le soleil. mais la quinzaine de personnes que nous étions, n’allait pas se laisser décourager, et chacun a sorti ses victuailles. une bonne collation avec moult échanges, autant de nourriture, que de mots sympathiques. quelques bonnes blagues, une partie de pétanque pour certains, mais une jeune femme non-voyante, deux dames, voyantes, elles, et moi-même, non-voyant, qui préférâmes rester à l’ombre des arbres. Discussions sur tout et rien, et un centre d’intérêt commun : le petit Alexandre, qui s’amusa à me chiper mon portable, d’où sortaient diverses musiques, puis qui battit des gambettes sous mes chatouilles, et qui finit par atterrir sur une couverture dépliée sur l’herbe, pour s’amuser avec quelques jouets. mais la pluie nous prévint qu’il était temps de plier bagages, juste à la fin de la partie de boules. bises, au revoir, et à peine le temps de monter en voiture, que le ciel se chargeait de faire le ménage, et il le fit sans avoir besoin de balai, ni serpillère. mais soirée pluvieuse, soirée heureuse. un après-midi à renouveler. Gérard.

La journée de Maël

17 mai 2008

Nous étions tous attentifs, le nez au vent, humant les odeurs du Jardin Botanique présenté par M. Yves MIGNOTTE. Tout au long de cette journée, nous avons vécu au gré des passions de nos interlocuteurs. La découverte des plantes, des arbres, plus exactement de leurs troncs et de leurs écorces. Des plantes que nous froissons entre nos doigts et qui nous envoient dans un monde de parfum ou de puanteur...Que dire des serres, et des "coussins de belle-mère", ces plantes qui piquent et se protègent ainsi des prédateurs.

Petit reportage vidéo (ci-dessous) :

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Une mise à l’honneur de nos papilles aur restaurant "Le Chabrot", un rappel des saveurs du matin, un dessert majestueux par sa présentation et tout simplement délicieux. Notre journée exceptionnelle se termina dans l’atelier de Nadine, qui nous fit découvrir à partir d’une simple motte de terre, nos talents de sculpteur. Chacun égrène sa fantaisie à partir du maître de la forêt, l’arbre. Nous l’avons créé, élancé, feuillu, ventru, veiné, courbé, plié, mais nous avons découvert en nous la joie de faire à notre image ce que nos doigts ont façonné ! D.B.

Plantes, fleurs et arbres.

Ce samedi-là, après avoir visité le jardin botanique du Jardin des Plantes à DIJON, nous sommes allés au restaurant "Le Chabrot", rue Monge, toujours à DIJON, puis nous sommes partis avec Nadine, artiste à FONTAINE-les-DIJON qui a posé un kilo et demi d’argile devant chacun de nous, et a proposé que l’on façonne un arbre. Après avoir sculpté, tant bien que mal, ce qui pouvait ressembler à un arbre, chacun a été "jeter un oeil" au travail des autres. De cette journée, ce que j’en ai retiré, c’est combien ça peut être frustrant de vouloir faire quelque chose en s’appliquant, et découvrir ensuite, que ce que l’on vient de faire est très loin du but recherché, et que lorsqu’on voit des oeuvres déjà toutes faites, on ne se rend pas compte de l’énorme concentration et du grand savoir-faire qui est nécessaire.

Et pour finir, la moralité pour cette histoire, est que l’on se croit fort, capable de tout réaliser, et qu’on oublie bien souvent d’être humble devant tant de choses merveilleuses à commencer par notre belle planète et mère nature qui nous montre tellement de beauté. G. L.

Excellente journée car il est rare, qu’au cours d’une même journée, on puisse vivre trois activités différentes, dont un repas, reliées entre elles par un fil conducteur. Les senteurs du jardin jusque dans notre assiette, mais aussi dans l’odeur de la terre qu’on a pétrie ; l’arbre, en tant qu’être vivant, dans son lieux naturel, mais aussi dans notre volonté propre à sentir nos propres racines. Et cela je l’ai ressenti dans le travail de la terre quand il a fallu penser à "notre arbre". Faire des racines, imaginer notre "tronc", donc pour moi notre solidité, notre poids face à l’environnement. Le jardinier l’a dit, même un gros arbre peut tomber. Ce fut donc des heures enrichissantes et si j’ai ressenti du plaisir dans l’instant, c’est avec un peu de recul que j’en apprécie tous les moments. M.H.R.

Il était une fois les Gallo-Romains

Samedi 16 février, le Musée archéologique de Nuits Saint-Georges nous ouvre spécialement ses portes. Musée créé après la Première Guerre Mondiale pour commémorer les conflits de 1870 et le suivant.

Dans les années 1960, des agriculteurs en travaillant les sols mettent au jour des objets anciens. Le docteur Ernest Plançon prend la tête des différentes campagnes de fouilles sur 25 hectares. C’est l’époque gallo-romaine qui sort de terre sur le site des « Bolards ». Probablement un village de marchands accolé à un lieu de culte, voire, un Temple avec ses rites funéraires. Pour preuve, le nombre important d’amphores, de céramiques, les statuettes aux figures animales, les multiples stèles que nous pouvons découvrir de façon tactile.

Les pierres sculptées nous dévoilent qui un homme qui une femme tenant des objets en mains. Ici, c’est une reproduction d’une tablette et d’un stylet tenu par un homme, sûrement un scribe sachant lire et écrire. Là, une longue pince rappelant celle du forgeron. Sur la troisième, un homme avec une hache d’une main et de l’autre une tête de bovin, peut-être le boucher.

Le plus surprenant, c’est la finesse des sculptures, la délicatesse des traits de chacun des personnages. Comment réaliser que ces trésors ont plus de quinze siècles. L’agglomération mise à jour, fait penser à un lieu de pèlerinage dédié à un dieu ou une déesse de la guérison, fécondité, abondance. Le site semble sur une voie de passage reliant la Méditerranée à la Mer du Nord en passant par Lyon, Trèves et Cologne.

Sur les stèles apparaissent des noms, Apollon, Dirona, Artémis, Mars Segomoni, Vénus, Cervinos, Mithra, dieux romains, gaulois, perses. Beaucoup d’objets finement ciselés sont sous vitrines, ce sera notre seule frustration.

Hélas, je suis en charge d’un résumé et non d’un roman historique. Aussi, je vous invite à vous rendre sur place pour examiner les dadophores, porteurs de torches orientées l’une vers le haut, et l’autre vers le bas. Puis le Codex et le Codopadex... Vous apprendrez ce qu’est un fanum celtique, le Garum (sauce), le Balsamaire, (flacon à parfum), les feuilles d’acanthes, les Fibules, petites broches pour maintenir les vêtements. Tous les secrets de nos lointains ancêtres que Madame la Conférencière est prête à partager avec humour. Ce Musée mérite plusieurs visites pour appréhender l’ensemble de ses richesses cachées aux autres étages.

Ce soir, au théâtre !

Vendredi 1er février

Le Théâtre du parvis Saint-Jean propose : LE ROI NU. Quoi de plus banal ! Pas tant que cela. Anne-Marie, Chargé de communication, au Théâtre, se bat pour présenter des pièces en audio description. C’est une première à Dijon. Aussi, ce soir, une vingtaine de cannes blanches convergent vers le même endroit. Une documentation en braille nous est remise quand nous prenons nos billets. Une personne nous présente les casques et dispense le mode d’emploi. Nous entrons dans la salle. Mon bénévole me décrit les décors sur scène. Dans le casque, une voix féminine m’explique les différents rôles, décors et accessoires qui sont utilisés. La musique démarre. Les acteurs entrent en scène. Henri le porcher, son compère Christian et la princesse se démènent. Des rires ponctuent les situations comiques et elles ne manquent pas. Comment un roi, imbu de lui-même, prétentieux à en être bête, peut-il se faire abuser ? Roulé dans la farine, il finira, réellement, nu sur scène sous un tonnerre d’applaudissements. Cette soirée est un émerveillement. C’est ma seconde expérience de l’audio description et j’en suis ravi. Cannes blanches, mobilisons-nous. Encourageons Anne-Marie à persévérer dans cette voie. Donnons-lui, par notre présence, les moyens de réussir son pari. Ne boudons pas un peu de gaîté en ce monde parfois cruel.

Reines et rois d’un jour

Vendredi 25 janvier

Vendredi 25 janvier, nous nous retrouvons pour tirer les rois. Une équipe de bénévoles a dressé les tables. Dominique, notre présidente, accueille chacun avec un petit mot chaleureux. Puis, elle demande la parole, nous présentant ses meilleurs vœux, nous rappelant les rendez-vous de février : restaurant le 29, au menu Tartiflette ou fondue savoyarde ; une visite au Musée Archéologique de Nuits Saint-Georges, le samedi 16.

Marie-Hélène, représentant le CCAS de Dijon, attire notre attention au sujet du théâtre de notre ville. Pour la première fois, une pièce en audio description nous est proposée le premier février. Notre mobilisation est primordiale afin d’encourager le développement de cette nouvelle activité.

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Dégustation de la galette dans la joie

La parole est donnée à Stéphane, jeune homme voyant mais sourd. Il nous présente sa création : MOOD signifiant Malade Oreille Œil de Dijon. Plus qu’une association c’est un outil permettant d’échanger sur les difficultés de chaque handicap. Un partenariat dans différentes manifestations annuelles est envisagé. Nous nous enrichissons de nouvelles compétences.

Pendant ce temps, les bénévoles s’activent en distribuant les parts de galettes et la boisson adéquate. Le bruit des conversations gagne de l’importance. Comme ils sont bien ensemble tous ces gens pourtant si différents ! Les reines et rois sont acclamés et applaudis comme il se doit. Petit à petit les chaises se libèrent. Nos bénévoles remettent en ordre la salle. Voilà trois heures écoulées dans la joie ! Que pouvons-nous souhaiter de plus beau !

Et si on renversait les montagnes…

Février 2007

Lors de notre réunion de fin d’année nous avons décidé de passer un week-end en montagne. Les dates des 10 et 11 février s’imposèrent. Le rendez-vous est fixé, 10h, devant le syndicat d’initiative des Rousses, Jura.

Dominique, notre présidente, manifeste son inquiétude. Frédéric et ses passagers sont en retard. La raison en est simple, il a raté la sortie d’autoroute. De plus, il est responsable du matériel en location. Quel soulagement de les voir enfin se joindre à nous. Nous remontons en voiture et filons investir le chalet. « Joyeux Logis », prêté pour cette occasion par la Mairie de Dijon.

Nous formons un groupe d’une cinquantaine de personnes dont la cadette a 7 ans et la doyenne, 79 ans. Jacqueline, handicapée visuelle, est inscrite à la pratique des raquettes. Deux associations sont présentes dont le CAF, Club Alpin Français, qui a la lourde tâche de nous encadrer sur les pistes.

Au sortir de notre premier repas commun nous nous apprêtons avec le matériel. Un itinéraire relativement facile a été préparé. Les plus hardis dessineront des ellipses autour des moins rassurés. Daniel m’aide à chausser mon équipement. Je fais quelques pas et j’annonce, très fort, que je me sens à l’aise. Camille et Michel s’amusent de mes premiers pas. Jean-Louis me tend son coude pour les rattraper. « L’apéritif est offert par celui qui ne pourra faire le tour du piquet rapidement ! »

Mon guide accélère et nous commençons une danse autour du poteau. Pas simple de tourner en rond ainsi harnaché. J’ai à peine fini ma ronde qu’un deuxième défi est proposé. Cette fois, il faut atteindre un piquet éloigné d’une centaine de mètres. Nous nous élançons en courant vers la cible que je touche le premier. S’ensuit une franche rigolade. La progression du groupe est plus lente. Chacun découvre à son rythme, une démarche un peu en canard qui favorise un déséquilibre où se mêlent rires et inquiétude. Nous avons le temps d’exécuter un détour par une zone rocailleuse. Le but n’est pas de se blesser mais de m’initier aux pièges de ce sport. Je suis bien surveillé et ne cours aucun risque. Nous sommes sur le sommet d’un grand talus. Jean-Louis me propose de le descendre. J’accepte et je ressens une sensation étrange. Un sentiment nouveau me submerge. Je m’extasie devant un tel bonheur. Mon guide me fait remonter puis redescendre plusieurs fois cette bosse. Je retrouve le même émerveillement de mon enfance. Soudain, je n’ai plus 45 ans mais 6. Je franchis, seul, la bosse suivante. Je suis enivré par ma liberté, fou de joie et sublimement insouciant. Mon handicap disparaît, je deviens invulnérable tel un héros de légende. Je suis en communion avec le charme de ce cadre idyllique. Il y a longtemps que je n’ai pas pris un pied aussi énorme. Trois heures à être chien fou, hilare et délirer, j’approche le nirvana.

Nous rentrons au chalet où un vin chaud nous attend. Chacun tente de définir son ressenti de notre escapade. La soirée est chaleureuse, ambiance familiale.

Dimanche matin, le ciel est moins clément. Nous sommes en limite pluie-neige. Aussitôt le petit déjeuner ingurgité nous sortons constater l’état de la neige. Celle-ci ressemble à de la soupe, collante et lourde. Seule une douzaine de personnes exprime le désir d’une marche. C’est reparti mon kiki !

La montagne nous offre un visage moins accueillant que la veille. Le vent fait un bruit sinistre en traversant le bois de sapins. Une pluie pleine de grésil nous cingle la face. Rien de comparable avec le paradis du samedi.

La cadence de marche est plus soutenue. Jean-Louis m’entraîne en direction du lac. J’ai l’impression en levant les pieds de traîner des poids de 50 kilos. Il faut se montrer plus tonique ! Michel dit apercevoir des traces d’ours ferré et d’un élan palmé. Frédéric ne dissimule pas sa curiosité. Un grand éclat de rire acclame la crédulité de notre compère. L’autodérision reste une arme infaillible pour notre moral.

Alain, loin derrière nous, guide Emilie la cadette. Il lui montre et lui décrit des empreintes laissées par un renard. Ma fille est émerveillée, ses yeux scintillent de bonheur. Elle aime jouer avec les deux Frédéric. Stéphanie lui a prêté son appareil photo, super ! Alain et Jean-Louis ont raconté des histoires où petit lapins, marmottes et loups, étaient les rois.

Au chalet, le CAF nous a félicité de notre ténacité, notre tempérament volontaire. Ils se disent éblouis de notre performance. Chantal affirme avoir reçu une leçon de la vie, grâce à notre comportement. Et si on revenait faire une marche estivale dans le même coin. L’idée est sympathique. .

Hélas, tout a une fin ! Il faut libérer le site. Nous nous restaurons une fois encore tous ensemble.

Mon Dieu ! Que ta montagne est belle ! Merci de nous l’offrir aussi généreuse et accessible. Je garde des étoiles plein les yeux de ce séjour paradisiaque où le fardeau de mon handicap s’est volatilisé subitement.

Denis.

Le chef vous propose un menu bien senti

15 novembre 2006

Sur sa carte, vous pouvez trouver des accompagnements pour :

Redécouvrir le centre ville,

Visiter un musée

Faire une promenade champêtre ou le tour du Lac Kir

Effectuer du shopping

Se rendre au cinéma ou au théâtre

Lire des documents à la maison

Remplir des documents administratifs

Jouer à la pétanque

Participer au brevet du randonneur

Aller à la piscine ou dans un club sportif

Dévaliser les bibliothèques et fournisseurs de CD audio

Organiser des visites-découvertes d’activités artisanales.

Cette liste n’est pas exhaustive. Toutes les propositions, suggestions sont analysées. Le Chef s’est entouré, pour le service, d’une équipe de bénévoles, formés à la technique de guide. Tous, d’âges et de milieux sociaux différents. Chacun par ses goûts, son caractère, son expérience, apporte une touche originale au tableau final. Voilà le secret pour varier les menus et savourer des complicités naissantes. Dans cette cuisine, pas de place pour la mauvaise foi ni la médisance.

Un peu d’écoute, une pincée d’humour, un zeste d’autodérision sont les ingrédients utilisés pour réussir un bon après-midi ou une soirée. Le personnel se paie sur vos sourires, quand vous-même vous oubliez ce fichu handicap. Oui, vous avez bien lu OUBLIER ! Accompagné d’une personne bienveillante, cherchant à comprendre vos difficultés, vous vous laissez apprivoiser.

Moi, consommateur des services, je n’ai aucun effort à faire pour louer Odette et son écoute, l’abnégation de Marianne à lire des documents plus ou moins obscurs, la volonté de Patrick lors de longues randonnées, la curiosité de Frédéric au musée.

Les handicapés, d’horizons divers, n’ont pas tous le même handicap. Entendez par là, que chacun appréhende un problème commun avec des souffrances différentes. Pas facile d’éviter les plots de fer, de passer des escaliers sans trébucher, tout cela dans une foule de voyants aveuglés, mais pas toujours par le soleil. Si la canne blanche symbolise le handicap visuel il ne faut pas qu’elle en devienne le symbole réducteur. Chaque main qui tient la canne appartient à une sensibilité différente. Ne l’oubliez pas !

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